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300 000 € à investir : France ou Dubaï sur 10 ans ?

On compare deux scénarios :

  • Scénario A : appartement locatif en France

  • Scénario B : appartement locatif à Dubaï (investisseur résident fiscal en France, imposé en France sur ses revenus mondiaux).

Les chiffres sont des ordres de grandeur réalistes, pas une simulation fiscale personnalisée.


300 000 € à investir : France ou Dubaï sur 10 ans ?

Hypothèses de base

Montant investi

  • Capital total disponible : 300 000 €, supposé payé cash pour simplifier (pas de crédit).

  • Horizon de détention : 10 ans.

  • Bien locatif longue durée (pas de stratégie Airbnb agressive).


Rendements et fiscalité – France

  • Rendement brut moyen France : environ 4,8 % sur appartements, toutes grandes villes confondues.​

  • Net de charges + taxe foncière : généralement 1,5–2 points de moins que le brut, soit ≈ 3–3,3 % net avant impôt.

  • Fiscalité loyers (profil « classique ») : IR + prélèvements sociaux ramenant souvent le net final vers 2,5–3,0 %.

  • Plus‑value : marché globalement stable à modérément haussier sur 10 ans, on prend +1 %/an sur le prix du bien (hypothèse prudente et moyenne).​


Rendements et fiscalité – Dubaï

  • Rendement brut moyen appartement Dubaï : ≈ 7,07 % (moyenne récente).​

  • Net de charges (copro, gestion, entretien) : net réaliste ≈ 5,5–6 %.

  • Fiscalité locale Dubaï :

    • 0 % impôt sur le revenu locatif.

    • 0 % taxe foncière annuelle.

    • 0 % impôt local sur la plus‑value résidentielle.

  • Fiscalité France : le résident français reste imposable en France sur ces loyers, mais l’absence d’impôt local et de taxe foncière permet de conserver un net supérieur à la France pour un même taux brut.

  • Plus‑value : Dubaï reste un marché en croissance ; on prend une hypothèse prudente de +3 %/an sur le prix du bien (ni bulle, ni stagnation).

2. Scénario A – 300 000 € en France (10 ans)


Flux locatifs

  • Rendement net après impôts ≈ 2,8 %/an (milieu de fourchette 2,5–3,0 %).

  • Revenu net annuel ≈ 300 000 € × 2,8 % = 8 400 €/an.

Sur 10 ans (sans réévaluer les loyers pour rester prudents) :

  • Total des loyers nets ≈ 84 000 €.


Valeur du bien au bout de 10 ans

  • Hypothèse de +1 %/an sur la valeur du bien.​

  • Nouveau prix ≈ 300 000 € × (1,01)^10 ≈ 331 000 € (arrondi).

Plus‑value brute théorique ≈ 31 000 € avant impôt.Après impôt sur la plus‑value et prélèvements sociaux (cas standard, détention 10 ans, donc abattements incomplets), une partie est ponctionnée – on reste prudent et considère ≈ 20–25 % de cette plus‑value qui part en fiscalité, soit un net d’environ 23–25 k€.


Résumé France – 10 ans

  • Loyers nets cumulés ≈ 84 000 €.

  • Plus‑value nette estimée ≈ 24 000 €.

  • Gain total ≈ 108 000 € sur 10 ans.

Sur 300 000 € investis, cela donne :

  • TRI simplifié proche de 3,3–3,5 %/an (mélange revenus + capital).


Scénario B – 300 000 € à Dubaï (10 ans)

On suppose un appartement locatif standard (JVC / Dubai Hills mid‑market par exemple) en location longue durée.


Flux locatifs

  • Rendement brut 7,07 %.​

  • Charges (copro, gestion, entretien, vacance) : environ 1,5–2 points → net opérationnel ≈ 5,5 %.

Revenu locatif net avant fiscalité France :

  • 300 000 € × 5,5 % = 16 500 €/an.

Fiscalité française (approche macro) :

  • Si on applique un niveau de ponction proche de ce qui s’applique aux revenus immobiliers (IR + PS), on peut perdre 25–35 % de ce flux selon le profil, mais sur une base plus élevée qu’en France grâce au net opérationnel supérieur.

  • Prenons un scénario médian : 30 % de ponction → revenu net final ≈ 16 500 × 70 % ≈ 11 550 €/an.

Sur 10 ans (sans réévaluer les loyers) :

  • Total des loyers nets ≈ 115 500 €.


Valeur du bien au bout de 10 ans

  • Hypothèse de +3 %/an sur la valeur (croissance modérée d’un marché en expansion).

  • Nouveau prix ≈ 300 000 € × (1,03)^10 ≈ 403 000 € (arrondi).

Plus‑value brute théorique : ≈ 103 000 €.

  • Dubaï n’applique pas d’impôt local sur la plus‑value résidentielle.

  • La France peut imposer cette plus‑value, mais l’absence de taxation dans le pays de la source évite la double imposition locale+France.

En restant prudent, on suppose ≈ 25 % de cette plus‑value qui part en fiscalité française :

  • Plus‑value nette ≈ 103 000 × 75 % ≈ 77 000 €.


Résumé Dubaï – 10 ans

  • Loyers nets cumulés ≈ 115 500 €.

  • Plus‑value nette estimée ≈ 77 000 €.

  • Gain total ≈ 192 500 € sur 10 ans.

Sur 300 000 € investis, cela donne :

  • TRI simplifié proche de 5,5–6 %/an (revenus + capital).


France vs Dubaï – synthèse du cas pratique 300 k€ sur 10 ans

Paramètre

France appartement

Dubaï appartement

Paramètre

France appartement

Dubaï appartement

Capital investi

300 000 €

300 000 €

Rendement brut annuel

≈ 4,8 % ​

≈ 7,07 % ​

Rendement net après charges

≈ 3–3,3 %

≈ 5,5 % avant fiscalité FR

Loyers nets cumulés sur 10 ans

≈ 84 000 €

≈ 115 500 €

Hypothèse hausse des prix

+1 %/an ​

+3 %/an

Plus‑value nette estimée

≈ 24 000 €

≈ 77 000 €

Gain total sur 10 ans

≈ 108 000 €

≈ 192 500 €

TRI approximatif

≈ 3,3–3,5 %/an

≈ 5,5–6 %/an

Fiscalité locale sur loyers

IR + PS + taxe foncière

0 % local, seulement France

Avec des hypothèses prudentes, pour 300 000 € immobilisés 10 ans, Dubaï peut générer un gain total environ 80 000–90 000 € supérieur à la France, principalement grâce à un rendement brut plus élevé, l’absence d’impôt local et une dynamique de prix plus favorable. Le trade‑off pour l’investisseur : accepter un marché plus lointain, en devise étrangère, et une gestion à distance, en échange d’un différentiel de rendement significatif.

 
 
 

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